Post in italiano, traduzione, translation

La traduction est une histoire d’amour

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La traduction est une histoire d’amour, romanzo dello scrittore quebecchese Jacques Poulin, è incentrato sulle vicende di Marine, traduttrice di origini irlandesi, e Jack Waterman, autore di un libro che lei traduce in inglese. Un giorno, Marine trova un gattino nero nei pressi dello chalet dove alloggia, sull’isola di Orléans: Jack la aiuta a trovare la sua padroncina, cercando degli indizi come se fossero dei detective.

Nell’esergo del romanzo, Poulin ha inserito una citazione di Albert Bensoussan, tratta da Traduction et création:

En définitive dans cette affaire, il s’agit bien de couple et nous parlons d’amour. Oui, nous parlons de traduction dont la définition est, d’abord, d’être un transport. Transport de langue ou transport amoureux.

Marine, la narratrice, parla del suo lavoro a più riprese:

On fait un drôle de travail, nous les traducteurs. N’allez pas croire qu’il nous suffit de trouver les mots et les phrases qui correspondent le mieux au texte de départ. Il faut aller plus loin, se couler dans l’écriture de l’autre comme un chat se love dans un panier. On doit épouser le style de l’auteur. (pag. 41)

En passant, je ne sais pas si les traducteurs font toujours leur travail d’une manière consciencieuse. Voulez-vous me dire pourquoi l’expression se lever au chant du coq a été traduite par to get up with the lark! Et pourquoi to sing like a lark devient en français chanter comme un rossignol! (pag. 45)

De son côté, monsieur Waterman se réfugia dans la lecture. Fouillant dans ma bibliothèque […] il avait trouvé les Lettres à Milena de Frank Kafka. Un livre que je traînais avec moi depuis l’époque de mes études à Genève. Il m’avait été recommandé par un professeur très original dont le cours s’intitulait « La traduction est une histoire d’amour » […] Je passais l’après-midi et une partie de la soirée dans une sorte de torpeur entrecoupée de brefs souvenirs qui me revenaient à l’esprit sous forme d’images ou de mots. Par exemple, cette phrase que j’avais notée pendant le cours […] : « Chaque jour, pour être fidèle à votre texte, mes mots épousent les courbes de votre écriture, à la manière d’une amante qui se blottit dans les bras de son amoureux. » C’était Milena qui s’adressait ainsi à Kafka. Mais je ne me souvenais pas si la phrase appartenait vraiment à la traductrice tchèque ou si ce n’était pas plutôt mon professeur qui la lui avait mise dans la bouche afin d’illustrer sa thèse […] les lettres de Milena, contrairement à celles de Kafka, n’avaient pas été conservées. (pagg. 112-113)

Citazioni tratte da POULIN, J., La traduction est une histoire d’amour, Lémeac / Actes Sud, 2006.

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